Carnets de marches

Marche du 13 octobre 2017. Du pont de Basseau au moulin de Fleurac.

Avant les prochains mois d’hiver qui ne tarderont pas, nous sommes heureux de nous retrouver sous un magnifiqDépart du pont de Basseau.ue soleil  pour notre marche habituelle. La dernière remontant au mois de juin, il était évident que nous aurions mille choses à nous raconter. C’est en direction du pont de Basseau que nous partons après un passage par le local du comité.

Nous reconnaissons les lieux puisque nous avons déjà effectué une marche du côté droit de ce même pont pour suivre le bord de la Charente en allant sur l’écluse de Touhérat.
Cette fois nous prenons la route appelée « Impasse de l’écluse » à gauche, et garons les voitures au bord de la Charente que nous allons longer  jusqu’au but de notre promenade. Pour le moment, c’est entre les quais de la rivière et des maisons tranquilles que nous cheminons.
Nous n’avons fait que quelques dizaines de mètres quand nous Le groupe de marcheurs.voyons ou apercevons pour les uns, entendons pour les autres (de par le bruit des turbines) ce qu’Yvonne nous apprend être l’usine Laroche-Joubert. (Papeterie  coopérative créée en 1843 par Jean-Edmond Laroche-Joubert située sur plusieurs sites à Angoulême, elle fut transférée ici après l’incendie qui détruisit l’atelier de façonnage de l’avenue de Cognac en 1840). En 1988 l’usine a été rachetée par les établissements Godard de Cognac qui la transforme en cartonnerie, actuellement nommée OTOR.
La route se terminant là, nous empruntons maintenant le chemin de la coulée verte qui longe le fleuve CharentL'usine Laroche-Joubert.e entre Saint-Yrieix et Nersac.
Autrefois, le fleuve constituait une voie de communication et un axe commercial essentiel. Le chemin de halage était utilisé pour tirer les embarcations à fond plat (les gabares) qui transportaient vers l’aval du papier, de l’eau de vie ou des pierres. Elles remontaient ensuite avec des épices, du sel ou des poissons. Avec l’arrivée du  transport ferroviaire à la fin du XIX siècle, la voie fluviale fut peu à peu délaissée.
 Le chemin est facile d’accès, sans aucune difficulté pour les uns et les autres. Nous allons y trouver ombre et fraîcheur. Nous avons toujours la Charente sur notre gauche. Malgré la végétation qui nous en L'ancienne maison de l'éclusier.sépare, nous la devinons, puisque quelques  canards et poules d’eau s’envolent sur notre passage. Sur notre droite, nous trouvons des haies de noisetiers, ronces, chênes ou bien des champs de maïs qui n’ont pas encore été récoltés.
Nous remarquons que les feuilles des arbres commencent à changer de couleur. Il fait chaud finalement et quand nous passons à côté des bancs et tables judicieusement installés sur le parcours, il y a bien des volontaires pour souffler un peu.
Après ce petit temps de repos, nous arrivons dans un endroit beaucoup plus dégagé. La rivière s’est élargie. Nous repérons vite l’écluse et ses nombreuses passerelles de bois qui permettent d’accéder à de petites îles...  Nous rencontrons  des pêcheurs, des randonneurs ou plutôt randonneuses avec lesquels nous échangeons quelques mots. Une habitation aux volets rouges se Arrivée à l'écluse de Fleurac.dresse en face de l’écluse.  Après renseignement, cette maison était celle de l’éclusier. Depuis quelques années elle a été rénovée  par les propriétaires actuels qui y ont ouvert un espace de restauration rapide, au calme, en pleine nature. Un petit  animal que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer dans un lieu pareil s’approche de nous …. c’est une petite chèvre bien habituée aux caresses des promeneurs.
Pour rejoindre le moulin de Fleurac, il nous faut passer sur la Charente par les passerelles. Chacun veille à ce que tout aille bien. On passe ainsi d’un endroit à un autre sans difficulté aucune. Et c’est tout naturellement que nous arrivons dans la cour. Ce moulin du XVIe siècle à la belle façade blanche futLe passage des passerelles. autrefois à huile, à blé, puis moulin à papier en 1978, musée du papier à son rachat par le Conseil Général en 1983. On aperçoit d’ailleurs des  dépendances dont le séchoir. C’est un monument classé depuis 1984 et une propriété privée aujourd’hui. Nous n’irons pas jusqu’au château de Fleurac tout proche, car il nous faut maintenant refaire le chemin inverse pour récupérer nos marcheurs restés à l’ombre et revenir vers les voitures. Ah j’oubliais… Et la pause goûter alors ? Et bien c’est un toujours un aussi bon gâteau  que nous avons dégusté… cake pommes poires et graines de pavots… demandez la recette à Yvonne… C’est elle la super pâtissière !

Michelle et Yvonne.    


Carnets de marches 2015-2016, 2014-2015 et 2013-2014.

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