Sortie au village du Bournat : une journée en 1900

07 Juin 2018

Le parc d'attractions du Bournat est la fidèle reconstitution d'un village du Périgord dans les années 1900. L'art de vivre de la Belle Époque est retracé à travers l'évocation des traditions, des métiers et des savoir-faire dans ce milieu rural.

Découverte dans le «Stanley Mountain Wagon».

Ce projet de partir une journée pour un lieu inconnu de la majorité d'entre nous était bien sympatique et avait soulevé l'enthousiasme au sein de notre association. Ce jeudi 24 mai, une quarantaine de personnes attendait le bus sur le parking de Girac (bus mis gracieusement à notre disposition par la ville d'Angoulême). Nous sommes partis pour deux heures de route (140 kilomètres environ) en direction du Périgord Noir au village du Bournat.

Le parc du Bournat s'étend sur 7 hectares. Ici, les pierres qui ont servi à la construction du village sont dL'art de mener un troupeau d'oie.'authentiques pierres du Périgord. Nous allons faire connaissance avec tout ce qui constituait la vie d'un petit village : le travail de la terre, l'artisanat, la fête... À noter qu'en langue occitane « le bournat » est une ruche.

Nous avons formé deux groupes. Pendant que le premier groupe partait avec un guide pour une balade d'une heure, le deuxième était libre d'aller et venir et pouvait commencer à s'imprégner des lieux.
C'est pour cela que nous avons choisi de nous diriger vers la mini ferme. Des chèvres curieuses et bruyantes se sont laissé caresser ; les ânes, le poney les ont imitées. L'espace amuse les enfants mais les adultes semblent y prendre le même plaisir.
Ensuite, nous sommes entrés dans l'univers des jeux anciens tels que le chamboule tout (jeux de boules type billard), le rigolarium (miroirs déformants). Nous en avons essayé quelques uns.Un moulin à huile de noix.

Mais l'heure passe vite, il est temps de nous rendre à l'endroit prévu pour notre visite du village avec le guide. À leur descente du véhicule, nos amis étaient ravis de ce qui leur avait été décrit. À notre tour de prendre place sur les banquettes de ce magnifique «Stanley Mountain Wagon» réplique du bus américain du début de siècle d'un rouge écarlate : pas de fenêtres, pas de portes, un toit toilé et notre guide pour aider à monter tout le monde.
Nous sommes partis à notre tour.

Notre guide nous a tout de suite avoué qu'il n'avait jamais guidé de groupes de personnes non ou malvoyantes.Il a été d'une compréhension idéale pour la situation. Il n'hésitait pas à descendre du véhicule pour être au plus près des endroits à décrire. Nous voici devant l'école et tout de suite bien des souvenirs sont évoqués : le poêle à charbon, les sabots avec la paille, la leçon de morale, l'encre. Nous pourrons peut être y entrer dans l'après-midi. Des ateliers d'écriture à la plume y sont organisés.
Sous les arbres, nous apercevons trois charbonnières, sorte de fourneaux cylindriques énormes où l'on produisait le charbon. Le La gastronomie périgourdine est appréciée.massif forestier important du Périgord permettait sa fabrication et en était une richesse. On se chauffait avec ce combustible mais les femmes s'en servaient aussi pour laver le linge et le rendre bien blanc.
Nous rencontrons sur notre route une fileuse qui mène son troupeau d'oie. Son chien veillait à ce que tout ce petit monde suive le bon chemin!
Nous arrivons au pied du moulin à vent situé sur un coteau. C'est ici même que la farine est produite pour la boulangerie du village où le pain est cuit. On peut assister à ces différentes étapes dans la journée.
Nous avons longé les boutiques du coutelier, du forgeron, du bourrelier, le grand  hangar où est exposé tout le matériel agricole nécessaire au travail des champs selon les  différentes saisons et  toujours avec les anecdotes de notre guide.

Une magnifique poupée dans un cadre 1900.Nous avons retrouvé le premier groupe pour nous rendre au restaurant «chez Paul» et reprendre des forces car nous nous sommes levés tôt.
L'ambiance était joyeuse et le personnel sympatique était à nos petits soins. Après un kir, il nous été servi un tourin à l'ail, spécialité périgourdine. Ont suivi, une belle tranche de foie gras de canard, un confit de porc ou «enchaud»,  froid comme il se doit avec sa sauce forestière, les légumes à volonté, pommes de terres et haricots verts et toujours une spécialité du terroir, la tarte aux noix puis le café Tous les mets ont été appréciés de tous.
 
Le reste de la journée étant libre, chacun a pu visiter ce qu'il voulait. Notre petit groupe s'est décidé pour le moulin à huile de noix. Le concassage des noix sous la meule de pierre, la chauffe de la poudre de noix (étape importante qui donne la qualité de l'huile), puis le pressage pour l'extraction de l'huile tout est expliqué par le meunier en plein travail.Quelques emplettes au coin Artisanat.
Puis ce fut le tour de la coutellerie avec l'artisan s'appliquant justement à la confection d'une série de 12 couteaux pour un client. Nous pouvions le voir travailler  les lames identiques avec ses limes.
Nous avons apprécié le travail de la tresseuse qui a l'art de plier les tiges de blé pour réaliser des décors superbes, et du bourrelier qui confectionne des bracelets que certains d'entre nous n'ont pas hésité à s'offrir.
Nous avons visité le musée des jouets anciens, là aussi instant de nostalgie, avec les poupées en porcelaine, les toupies, les jeux de construction en bois, les dînettes....
Et puis il y a eu le sabotier, le garage avec la vieille Simca, la maison des confitures et du miel etc..
Tellement de choses à voir encore : le hangar avec les calèches dont un corbillard ancien que l'on tirait avec des chevaux, l'alambic, le fournil...
Impossible de tout restituer et de toutes les façons il faut bien avouer que nous ne pouvions pas tout visiter. Tout faisait envie pourtant.
Il ne nous restait plus qu'à reprendre le chemin pour la Charente, non sans avoir dégusté la tarte aux noix et le ratafia (alcool de prune) servi gracieusement par  l'équipe du Bournat.

Nous remercions tout ceux qui ont contribué à cette belle journée joyeuse et amicale, le comité, la mairie d'Angoulême, tout le personnel du Bournat.